Archives

Retrouvez ce qui a fait l'actualité des Editions Paraiges ...

L'édito de mai 2017


Le Nouvel An est une fête d'origine païenne qui vit le jour vers 46 avant notre ère, sous l'impulsion de Jules César qui décida que le 1er janvier (jour de Janus, dieu païen des portes et des commencements, voir notre avant-propos à Aux lendemains d'un Livre à Metz riche en rencontres, le mois de mai s'annonce lui aussi chargé en émotion. Outre un novice président de la République, le mois de Marie apporte encore des nouveautés.
Jérémy Aldrin, conseiller municipal d'opposition, trace dans Une certaine idée de Metz le lien entre histoire et présent, et s'interroge sur la situation de Metz, ouvrant ainsi un vaste débat en vue des élections municipales de 2020.
Le docteur Gérard Léonard, primé par l'Académie nationale de Metz pour son histoire de l'hôpital Sainte-Blandine, récidive avec un essai Médecins et malades en recherche…, ouvrage dans lequel il s'est penché sur le vécu de sa confrontation avec le cancer dans la relation malade-médecin.
Décidément, les femmes sont à l'honneur en 2017 aux Paraiges avec un cinquième roman de l'année, Les dessous des femmes, signé par Mireille Poulain-Giorgi, qui relate, sous fond de mai 68, le destin de huit femmes reliées par une même banale histoire dramatique qui trouvera son épilogue dans un huis-clos intimiste.
Dans son style inimitable, à la fois haché et frontalement direct, plein d'énergie, d'une syntaxe et d'une respiration unique, Alfred Eibel a bel et bien raconté Dans la rue avec Jean-Pierre Martinet ce qui, à l'avenir, constituera le porte-clés de compréhension de l'œuvre de Martinet.
Enfin, plus grand cimetière américain de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Avold sort enfin de l'oubli grâce au livre de Pascal Flaus, témoignage de reconnaissance de Société d'histoire du Pays naborien, de l'auteur et de la ville de Saint-Avold envers tous ces jeunes hommes qui se sont sacrifiés pour la défense de nos libertés.

Sébastien Wagner





L'édito d'avril 2017


Le Nouvel An est une fête d'origine païenne qui vit le jour vers 46 avant notre ère, sous l'impulsion de Jules César qui décida que le 1er janvier (jour de Janus, dieu païen des portes et des commencements, voir notre avant-propos à Le printemps est la saison du renouveau, il est aussi celui des nouveautés littéraires aux Paraiges présentées au Livre à Metz. Cette année encore, de nombreux auteurs - une quinzaine - présenteront leurs œuvres à un public éclairé. Sous le chapiteau de la place de la République, pas moins de dix nouveaux titres paraissent pour l'occasion, même si elles n'ont pas toutes été sélectionnées !
La littérature est bien sûr à l'honneur : récits (Le fantôme de Charlemagne d'Armand Bemer, Entre deux patries de Jean-François Thull), polar (Les élixirs messins, de Steve Rosa, une enquête autour de la maladie de Louis XV à Metz en 1744), roman (Jeanne de Janine Olmi), nouvelles (L'or du bouilleur de cru de Pascal Wuttke).
Cette actualité riche et variée qui démontre la vitalité des Paraiges et des auteurs dits locaux.

Rendez-vous sous le chapiteau de la grande librairie de la place de la République à Metz !

Sébastien Wagner






L'édito de janvier 2017


Le Nouvel An est une fête d'origine païenne qui vit le jour vers 46 avant notre ère, sous l'impulsion de Jules César qui décida que le 1er janvier (jour de Janus, dieu païen des portes et des commencements, voir notre avant-propos à Metz. Les portes d'antan de Philippe Bernard-Michel) serait le Jour de l'An. Le mois de janvier doit donc son nom à Janus, qui avait deux visages : l'un vers l'avant, l'autre vers l'arrière.
C'est ainsi l'occasion pour les Paraiges de faire le bilan de l'année écoulée et de se projeter.
2016 fut marquée en février par la célébration des cinq ans d'existence et du centième titre de la maison d'édition. Cette belle fête, qui a réuni élus, auteurs et amis des Paraiges, a démontré le dynamisme et l'aura d'une entreprise sur laquelle un édile "n'aurait pas misé un kopeck". Année riche en publications - dites "trente-trois !" - elle fut aussi celle de la reconnaissance, par l'obtention de trois prix littéraires, dont le prestigieux Erckmann-Chatrian, le "Goncourt lorrain".
2017 s'annonce d'ores et déjà chargée. La littérature sera notamment à l'honneur au premier semestre, avec une pléiade d'auteurs féminins, sans pour autant négliger le patrimoine, l'histoire et même l'archéologie !

Alors, belle année à tous !

Sébastien Wagner






L'édito de décembre 2016


Après le prix Erckmann-Chatrian, surnommé le "Goncourt lorrain", attribué au centième titre du catalogue, Un chouan lorrain, de Michel Louyot, et le Prix littéraire des Conseils départementaux de Lorraine, récompensant un autre titre, La phalange du saint, roman historique de Gérard Saleron autour de la relique de Saint-Nicolas-de-Port, les Paraiges finissent fort l'année 2016. En effet, l'Histoire de l'hôpital Sainte-Blandine de Metz écrit par Gérard Léonard en collaboration avec la congrégation du Ban-Saint-Martin est désormais titulaire du prix Herpin de l'Académie nationale de Metz, prix doté depuis 1871 !
Un dernier titre vient de paraître dans l'espoir de se trouver - parmi d'autres des Paraiges ? - aux pieds des sapins de la Lorraine francique. Jean-Louis Kieffer, grand défenseur du platt, publie Les sobriquets du Pays de Nied, ouvrage illustré par le facétieux Pascal Napolitano. Les "blasons populaires" de villages sont rarement innocents et correspondent toujours à une réalité géographique, historique, linguistique qui quelquefois a des racines très lointaines. Que ce petit livre qui est un clin d'œil à l'histoire locale en garde le souvenir et pourquoi pas le réactive…

Belle fête de la Nativité !

Sébastien Wagner






L'édito de novembre 2016


L'année 2016 avait commencé sous le signe de la maturité pour les Éditions des Paraiges. En février avaient été célébrées les cinq années d'existence de la maison d'édition et à cette occasion avait été présenté le centième titre du catalogue, Un chouan lorrain, de Michel Louyot. Cet ouvrage vient de recevoir le prix Erckmann-Chatrian, surnommé le "Goncourt lorrain", graal pour tout éditeur local. Ce prix récompense évidemment le talent littéraire de Michel Louyot, "Lorrain de l'extérieur", mais il est aussi la récompense de la qualité du travail réalisé par les Paraiges.
L'année 2016 s'achève donc comme celle de la confirmation. En effet, un autre prix, le Prix littéraire des Conseils départementaux de Lorraine, est attribué à un autre titre, La phalange du saint, roman historique de Gérard Saleron autour de la relique de Saint-Nicolas-de-Port.
Novembre est synonyme aussi de salon du livre historique de Woippy. Cette année encore, les Paraiges y présentent une vingtaine d'auteurs et y font découvrir les dernières nouveautés, notamment historiques : un livre événement, Metz une ville dans la guerre 1914-1918, de Pierre Brasme, la biographie du Général Bertier de Sauvigny (1770-1848). Un royaliste au temps des révolutions, de Stéphane Einrick, et Août 1914. Les déportés d'Avricourt, présenté par Jean-Louis Spieser, qui revient sur les otages arrêtés par les troupes françaises et déportés. Le patrimoine n'est pas en reste avec L'année lorraine. Une petite histoire des fêtes, coutumes et traditions populaires en Lorraine de Kévin Gœuriot, et le deuxième volume de Glanes et moissons. Pages de vie et de nature de Gérard Sins. Enfin, actualité politique oblige, Fin de partis, qui s'intéresse sur ce que reste des partis politiques. Ce livre de Claude Bellei est un petit bonbon acidulé qui se déguste avec gourmandise.

Sébastien Wagner





L'édito de septembre 2016


Si les Grecs célébraient les petits mystères et, tous les cinq ans, les grands mystères d'Eleusis à l'équinoxe d'automne, Nancy célèbre à cette date (ou presque) le livre sur la place... de la Carrière. Depuis trois années désormais, les Paraiges y dévoilent sur un stand dédié leurs sorties de l'année et bien sûr leurs nouveautés de la rentrée, cinq nouveaux titres qui illustrent l'esprit de la maison.
Deuxième volet des enquêtes du commissaire Coudrelier après Aveux mortuaires, Mémoires vives pour lettres mortes de Raoul Nèje nous conduit à travers les rues de Metz dans les méandres de l'histoire torturée de notre région.
Le chemin de la vérité est parfois bordé d'illusions et de fausses certitudes. Ainsi, il n'est pas plus trompeur que celui qui croit détenir une vérité, même partielle… La vérité tue, premier roman aux Paraiges de Pierre Vendel, raconte une histoire profondément humaine dans laquelle chacun peut reconnaître une part de ses propres histoires de vie, de famille, de silences, de blessures intimes, affectives, au-delà des circonstances particulières de la dernière guerre.
Le crève-cœur de la dame de Neuville, roman historique de Claude Veillet, est inspiré des quinze dernières années de la vie de "l'amazone chrétienne", madame de Saint-Baslemont, Jeanne d'Arc de la guerre de Trente Ans, dont le destin reste toujours mal connu du grand public.
La réforme territoriale a réuni les anciennes régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine dans un ensemble appelé Grand Est. Jean-Marie Says rappelle la longue et riche histoire de ces territoires pour mieux comprendre leur évolution administrative et propose une compréhension citoyenne de l'enjeu que représente le nouveau pouvoir régional.
La Lorraine ne saurait se résumer à son histoire. Ses paysages, pour ceux qui prennent le temps de parcourir ses routes et ses champs, laissent entrevoir des beautés époustouflantes durant les quatre saisons de l'année. Lorraine de lumière et d'acier d'Ugo Schimizzi magnifie cette terre qui s'est forgée dans le travail et l'abnégation.

Belle rentrée à tous !

Sébastien Wagner





L'édito de juillet 2016

24/11/2014
Aux lendemains du salon de Boulay, qui a su résister aux intempéries et aux sirènes dénoncées par Allez vous faire foot !, œuvre du Club des Ronchons (saluée par les médias nationaux : Figaro, Valeurs actuelles, RTL…), le mois de juillet ouvre une période propice aux soins du corps et de l'esprit. Pour certains, c'est ainsi l'occasion de se (re)mettre à bouquiner. Les Éditions des Paraiges les accompagnent dans le choix difficile des livres à emporter dans sa valise.
Pour cela, le département littérature a été subdivisé en plusieurs collections, afin d'aider lecteurs et professionnels à mieux appréhender la richesse et la diversité des publications.
"Lignage" accueille des textes aux qualités littéraires universelles et à la finalité esthétique par essence subjectivité d'une société en révolution permanente. Catharsis, theatrum mundi, la littérature double la vie, comme la vie double la littérature. La collection "Entre-midi" accueille des récits, qui constituent à la fois une géographie sentimentale et un album de famille évoquant de manière impressionniste un monde de sensations, de goûts et d'odeurs, un univers singulier suspendu entre mémoire et imaginaire, souvenirs et émotions. La collection "Autres sels" accueille des textes déjantés, hors normes, excentriques. Leur caractère loufoque apporte un éclairage dangereusement tortueux et corrosif de la réalité. Âmes sensibles s'abstenir ! La collection "Imperium" accueille des romans historiques qui ont pour cadre l'espace lorrain, quel que soit la période. La collection "Saillies" accueille des recueils de nouvelles, genre méconnu en France mais véritable exercice de style. Enfin, Étoiles de Chris Grolleau-Braibant inaugure la collection poésie.
Alors plus d'excuses dans le choix de vos lectures estivales !

Sébastien Wagner




L'édito de juin 2016

24/11/2014
Annoncée à l'occasion des cinq ans des Paraiges, la collaboration avec Bernard Giovanangeli Éditeur, spécialisé en histoire militaire, se concrétisent avec la parution de le livre de Jean-François Lecaillon : Les peintres français et la guerre de 1870, qui complètent les ouvrages consacrés à cette guerre injustement oubliée de Stéphane Przybylski, Atlas de la guerre 1870-1871 et Jean-Claude Jacoby, 1870. La guerre en Moselle.
Ce mois de juin est celui des dernières nouveautés avant l'été, nouveautés qui seront en vedette au salon du livre du Pays boulageois. Le pays de Nied y sera bien évidemment à l'honneur avec Rommelein, le troisième volet des aventures des petits "bubis". Le collectif Plumes de Nied y dévoilera son recueil Jeanne, Maud et les autres. En outre, l'écrivain boulageois Charles de Villers (1765-1815) va disposer enfin de sa première biographie, due à la plume experte de Monique Bernard, auteur d'une thèse sur le Français le mieux informé sur ce qui s'écrivait et se discutait de l'autre côté du Rhin, dans les domaines de la littérature, de l'histoire, de la philosophie ou des sciences. Enfin, signalons L'instinct du jeu sans atout, premier roman de Jean-Louis Moretti, sur fonds de crises industrielles et identitaires en Lorraine.
De quoi émoustiller les neurones avant l'arrivée du soleil !

Sébastien Wagner



L'édito de mai 2016

24/11/2014
Dans la lancée du salon du livre de Metz, les Paraiges continuent à étoffer leur catalogue !
La collection "Terre d'entre deux", consacrées aux récits de ce territoire d'Alsace-Lorraine à l'histoire singulière et attachante, accueillent trois nouveaux ouvrages : L'impossible retour de Tambov de Michel F. Henry, au titre si évocateur, Le sol dérobé de Marcel de Hody, souvenirs d'un Lorrain qui rappelle les soubresauts d'un siècle chaotique de 1895 à 1950 et Le cœur de la Lorraine de Marie-Louise Kontzler, journal d'une Mosellane au cours de la Seconde Guerre mondiale, qui éclaire d'une manière précieuse le quotidien du Westmark.
Actualité oblige, Allez vous faire foot !, œuvre collective du club des Ronchons (Jean Tulard, Jean-Jacques Peroni, Alain Paucard, Philippe Saint Robert…) débarque pour vous faire oublier l'Euro de foot qui débute prochainement !
Malheureusement, comme le mois dernier, je dois déplorer la perte inattendue d'un ami et complice des Paraiges, le professeur François Roth, qui avait préfacé la réédition de Colette Baudoche et l'ouvrage de Jean-Paul Aubé consacré à Toul à la veille de la Révolution. Nous mènerons à terme les deux projets hautement symbolique que nous préparions. Requiescant in pace !

Sébastien Wagner



L'édito d'avril 2016

24/11/2014
Depuis quelques années, avril rime avec salon du livre de Metz. Cette année, plus de vingt auteurs des Paraiges - répartis chez six libraires - présenteront leurs nouveautés à un public captif. Sous le chapiteau de la place de la République, pas moins de dix nouveaux titres paraissent pour l'occasion !
La littérature est bien sûr à l'honneur : récits (Les Roses ont menti de Raymond Iss, Ecco la donna de Mireille Poulain-Giorgi, Le Temps des mirabelles de Kévin Goeuriot), polar (La cuisine de l'enfer, de Steve Rosa, quatrième volet des aventures de Delphine Keller), roman (L'accent de mon père de Jacques Gandebeuf, Olla-podrida de Michel Kessler), nouvelles (Résidence Beau-Rivage de Pierre Stolze), mais aussi histoire (Jeunes au combat 1914-1918 de François Jager et patrimoine (Les vitraux de Roger Bissière. Cathédrale de Metz, de Christian Schmitt).
Cette actualité riche et vivifiante est endeuillée par la disparition d'Algos Nostou, auteur du savoureux Papyrus du Pope, paru l'an passé. Nous n'oublierons pas cet esprit brillant et encyclopédique.

Rendez-vous sous le chapiteau de la grande librairie de la place de la République à Metz !

Sébastien Wagner



L'édito de mars 2016

24/11/2014
Discours prononcé à l'occasion des cinq ans des Editions des Paraiges, le 27 février 2016, château de Courcelles, Montigny-lès-Metz

Je tiens à remercier M. Jean-Luc Bohl, maire de Montigny-lès-Metz, président de Metz Métropole, conseiller régional de cet espace allant de Paris au Rhin et qui se cherche un nom, Jean-Luc Bohl qui nous accueille ici chez lui, dans ce lieu prestigieux qu'il a contribué à sauver et à mettre en valeur : le château de Courcelles, qui illustre bien le pont entre histoire et patrimoine comme vecteur de cohésion et de développement. Je rappelle au passage qu'il a préfacé l'un des premiers ouvrages paru aux Éditions des Paraiges. Je remercie les nombreux élus qui me font l'amitié d'être présent ici ce soir :
  • Mme le député européen du Grand-Est, Nathalie Griesbeck ;
  • Mme le député de la Moselle, Marie-Jo Zimmermann ;
  • M. le maire de Metz et conseiller départemental, Dominique Gros, que je remercie pour les mots adressés à ma maison d'édition ;
  • M. le maire de Briey, Guy Vattier, auteur du très spirituel Politiquement incorrect que j'ai eu le bonheur de publier ;
  • Mme la vice-présidente du Conseil départemental de la Moselle et conseillère municipale de Metz, Nathalie Colin-Oesterlé ;
  • Mmes Martine Nicolas et Christine Singer, conseillères municipales à Metz ; MM. Jérémy Aldrin et Emmanuel Lebeau, conseillers municipaux à Metz.
  • M. Laurent Polo, conseiller municipal de Montigny-lès-Metz.
  • J'excuse M. le sénateur-maire de Woippy, François Grosdidier.
  • Enfin, son excellence Mgr Jean-Christophe Lagleize, évêque de Metz.

Je salue mes fidèles amis du comité des Paraiges, un cercle de réflexion apolitique constitués de Messines et de Messins amoureux de leur ville, de son histoire, de son patrimoine et de son identité, et dont la prospective est le cheval de bataille. Bien que peu écoutés malgré leurs nombreuses propositions écologues et désintéressées, ils ont contribué à rééditer et à compléter l'ouvrage fondateur de l'écologie urbaine en France : Qualité de la vie et centre-ville, rédigé par Roger Klaine. Dans sa préface, Jean-Marie Pelt - qui nous a quitté la veille de Noël - y exprima sa "profonde admiration pour le travail de Roger Klaine dont l'œuvre doit continuer à nous inspirer car cette magistrale "leçon d'urbanisme" concerne tous les urbains amoureux de leur ville". Selon lui, cet ouvrage devait être le bréviaire de tout conseiller municipal ! Trois autres ouvrages ont eu l'honneur de sa préface : À l'encre de la Moselle, d'Armand Bemer, qui chantait son pays natal et qui reçut le prix Victor-Hugo ; La colline de Bellecroix, d'Émile-Pierre Guéneau, évoquant des questions de requalification urbaine ; et le dernier, C'était Saint-André (1956-2013), de Pierre Bronn, dont la présentation officielle eut lieu à l'hôpital Robert-Schuman, le jour même de l'hospitalisation de Jean-Marie Pelt.

Il me faut bien évidemment remercier tous les auteurs présents (et ils sont nombreux ! Je complimente d'autant plus mes auteurs féminins qui reviennent à l'instant du salon du livre d'Hagondange !) et aussi ceux qui, malheureusement, n'ont pu être des nôtres. Sans auteurs, point de maison d'édition ! Je les félicite de leur confiance, leur amitié, leur opiniâtreté et… leur patience ! En effet, obtenir au téléphone le directeur des Éditions des Paraiges relève très souvent de la gageure…

Pour certains, le problème est résolu, ceux qui nous ont quittés et dont je salue particulièrement la mémoire. Deux d'entre eux ont connu dans leur chair l'histoire tragique du XXe siècle mosellan : André Tiné, résistant woippycien qui vécut l'horreur concentrationnaire et qui est décédé en 2012 avant l'achèvement du récit de son témoignage, et André Sondag, mort peu avant Noël dernier, qui a tant fait pour le fort de Queuleu ? et qu'il reste tout à y faire ! ? mais qui a laissé aux générations actuelles et futures un témoignage lumineux et simple sur la destinée d'un Messin de 20 ans pris dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale et qui ne regagna ses foyers qu'en juillet 1945 après un tour d'Europe dont il se serait passé… En juin dernier, il avait eu la joie de remettre aux lauréats du concours de la Résistance son récit Avant que l'aube ne renaisse qui rappelle avec Malraux que la vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut la vie.
Je pense aussi à Frédéric Niedzielski, esprit brillant et fantasque, mort en novembre 2013, et dont les digressions géniales me manquent. Ses chroniques intitulées Temps de paroles restent un concentré d'intelligence brute. Enfin, Jean-Louis Jolin, disparu en juin dernier, deux jours après notre dernière rencontre, talentueux architecte, concepteur notamment de plus de 600 ponts et amoureux de sa ville d'adoption qu'il a marqué de son art (je pense au musée de La Cour d'Or dont le directeur, Philippe Brunella, me fait l'amitié de sa présence, à la Nouvelle-Rue, au port Saint-Marcel ou à l'Agence de l'eau de Rozérieulles qui doit rappeler des souvenirs à Dominique Gros).

Je salue également tous ceux ? anonymes et dans l'ombre ? qui permettent la réalisation des livres. Car il ne faut pas oublier qu'entre la réception d'un tapuscrit ? mot barbare désignant la forme actuelle des œuvres qui ne sont plus manuscrites ? et sa publication, de nombreuses fées interviennent : relecteurs, correcteurs, maquettistes, imprimeurs, mais aussi dessinateurs, illustrateurs, photographes, infographes, cartographes… Tous, par leur professionnalisme, contribuent, à leur manière, à la réalisation des ouvrages et à leur réussite !

Je remercie enfin tous ceux, ici présents ou qui par des messages chaleureux, ? je pense aux amis messins de naissance ou d'adoption, qui illustre l'amitié vertueuse, la seule qui soit véritable, puisqu'elle tient l'ami non pour un objet de satisfaction personnelle, mais pour une fin en soi comme l'a défini Aristote ? enfin tous ceux qui suivent et apprécient la démarche originale de cette maison d'édition, qui se veut au service d'une terre singulière à l'histoire complexe.

"Comment et pourquoi devient-on éditeur ?" Cette question est sans doute celle que l'on me pose le plus. Dans mon cas, c'est la conjonction de l'amour du livre, de celle de l'histoire et de ma passion pour ma ville de Metz. C'est aussi le fruit de rencontres décisives. J'en citerai trois :
  • la première, celle d'un professeur de français au collège, Daniel Farinotti, qui me fait la joie et l'amitié de sa présence ce soir. Pédagogue-né, il a transmis sa passion des lettres à tant de générations d'élèves (dont certains sont dans cette salle) et m'a donné l'envie de lire par moi-même et de choisir mes lectures ;
  • la deuxième, celle d'un groupe d'étudiants de feu l'université de Metz - de lettres, histoire et droit, dont certains sont ici ce soir - qui s'est initié aux "réfractaires" (selon la belle formule de Bruno de Cessole), ces maîtres littéraires et intellectuels français du XXe siècle, ceux qui n'étaient pas " au programme " ? les Antonin Artaud, les Denis de Rougemont, les Henry de Jouvenel, les Giono, Chardonne, Montherlant, Vincenot et autres André Suarès ! ? et qui ont ouvert nos esprits aux "éveilleurs", permettant de savoir Que lire ? ; à notre tour, nous avons tenté et tentons toujours ("Quelle allitération en "t" !" pense Daniel Farinotti) d'être des éveilleurs de l'histoire complexe et torturée de notre terre d'entre-deux ;
  • la troisième enfin, celle d'un maître, Hervé Coutau-Bégarie, directeur d'études à l'École pratique des Hautes Études et professeur à l'École de Guerre, à qui je rends un hommage ému. Trop tôt disparu, au savoir encyclopédique et à la capacité de travail herculéenne ("rythme de lecture d'environ 100 pages de l'heure, même en lisant Raymond Aron" !), aux fortes qualités humaines (humilité, confiance, fidélité, attention, bonté, générosité) et pour qui une journée " sans noircir du papier " était irrémédiablement perdu. Ce modèle d'esprit prospectif savait non seulement donner du sens à l'action, mais aussi l'organiser et l'orienter. Maître d'intelligence et serviteur de la vérité, son influence et ses conseils avisés ont été décisifs dans ma destinée. Rigueur, anticonformisme, humour : ces trois qualités le définissaient. Antithèse des minables chercheurs d'honneur et de vaine gloire, il a su être un homme d'énergie, brillant et rebelle, érudit et spirituel, expert et novateur, élégant et humble, amateur de Clausewitz et de Jomini, mais aussi de Paul d'Ivoi et de Sax Rohmer. Et par là même un grand, un très grand Français.

L'autre question qui revient souvent : "c'est quoi les Paraiges ?" Chacun d'entre vous sait désormais qu'il s'agit du système oligarchique qui a présidé aux destinées de la République messine de 1234 à 1552, lorsque Metz constituait le seul État urbain au nord des Alpes et dont l'indépendance ? jalousée ? a forgé son caractère et celui de ses habitants. Metz est ville républicaine d'esprit et impériale de par sa situation et son histoire, mais non ville royale. Sa position stratégique au cœur de la Lotharingie en a fait la cité qui a défendu à la fois le royaume de France et l'empire allemand. Paraiges ! Cette référence au passé prestigieux de la ville permet aussi ? et c'est loin d'être négligeable à notre époque ? un référencement optimal sur les moteurs de recherches d'Internet (ou de l'Internet ?, cette délicate question est entre les mains du ministère de la Culture…), le mot " Paraiges " n'existant qu'à Metz.

Qualifié à juste titre d' "éditeur courageux et militant" par le patron d'un hebdomadaire local, je considère l'édition comme de salut public. Selon moi, publier ? et donc écrire ? un livre est un acte politique. Pour paraphraser le théoricien militaire Clausewitz, pour qui la politique est la continuation de la guerre par d'autres moyens, j'affirme que l'édition est la continuation de la politique par d'autres moyens. C'est pourquoi vous trouvez dans le catalogue des Paraiges des ouvrages engagés, détonants et iconoclastes. Je pense à Prisonniers des libérateurs, de Camille Maire, qui évoque le sujet tabou des prises d'otage et la déportation des Alsaciens-Lorrains par l'armée française au cours de la Première Guerre mondiale, ou au récent Aux sources du germanisme mosellan, d'Alain Simmer, qui remet à plat 150 ans d'historiographie franco-allemande sur le mythe de la colonisation franque en Moselle. Ces ouvrages appartiennent aux ouvrages de référence qui ennoblissent le catalogue de la maison. Je pense ainsi à Quand Metz reçoit la France de Pierre Brasme qui retrace à travers toutes les visites des chefs d'État français à Metz (rois, empereur, présidents), le lien si particulier entre Metz et la France.
Depuis l'origine, trois domaines constituent le fonds de notre maison : l'histoire (ma vocation), la littérature (ma passion) et le patrimoine (mon combat). Les trois premiers titres publiés ont illustré cette philosophie. Le premier, Histoire du royaume mérovingien d'Austrasie, fut publié à l'occasion du XVe centenaire de l'Austrasie, royaume dont, faut-il le rappeler ?, fut la capitale, anniversaire que je fus - malheureusement - le seul à célébrer. Néanmoins, ce coup d'essai a réussi à assurer la notoriété des Paraiges : ce seul ouvrage disponible sur un sujet méconnu mais ô combien vivant dans l'imaginaire messin ! Le nom d'Austrasie est réapparu dans les propositions afin de désigner le vaste salmigondis territorial sans unité historique et culturelle imposé par le pouvoir jacobin. Le deuxième titre narrait la première enquête du commissaire Théo Filippi, un polar donc, qui rencontra un vif succès imposant rapidement une seconde édition. Le troisième ouvrage, consacré au patrimoine campanaire du Pays messin, fut notre premier beau livre, avec papier glacé et couverture cartonnée. Il permit d'asseoir la légitimité de la maison.
En juin 2011, je postai le premier édito du site des éditions des Paraiges. J'y écrivais : "À une époque où le papier semble condamné au profit du tout numérique, fonder une maison d'édition, qui plus est en "province", semble saugrenu. C'est pourtant le pari des Éditions des Paraiges, créées à Metz il y a trois mois. À travers trois orientations (Histoire, Littérature, Patrimoine), nous voulons par l'écrit enrichir et diffuser la connaissance et l'amour de Metz et de l'espace lorrain, notre "petite patrie", notre Heimat, ce joli mot allemand désignant cette terre où l'on naît et/où l'on grandit." Je concluais par ces mots : "Pour paraphraser Jules Renard, quand je pense à tous les livres qu'il me reste à publier, j'ai la certitude d'être encore heureux. " Dès lors, le tempo était donné ! 6 ouvrages en 2011, 14 en 2012, 19 en 2013, 31 en 2014, 28 en 2015, auxquels il faut rajouter 7 rééditions. J'arrête là les chiffres. Le nombre ne fait pas la qualité, mais exprime la richesse des talents locaux.
Devenu premier éditeur de Lorraine, les Paraiges étendent leurs réseaux et leur collaboration. Avec les Éditions du Polémarque, dont le directeur, Laurent Schang, est ici présent, nous avons créé une collection, "Terre d'entre-deux", destinée à accueillir des ouvrages éclairant le destin si singulier de ces terres d'Alsace et de Lorraine, ballottées par le vent de l'histoire et tiraillées entre la romanité et la germanité, deux civilisations dont elles ont été l'objet d'affrontement plutôt qu'un espace de réconciliation et d'ouverture. Le statut local encore en vigueur et le poids du passé dans les familles de ces provinces démontrent, s'il en était besoin, l'urgence de redécouvrir l'identité de ces terres. Un chouan lorrain, l'ouvrage de Michel Louyot présenté ce soir, résume parfaitement ce questionnement de l'identité et de l'enracinement cher à Simone Weil (avec un "W", je précise). Une autre collaboration éditoriale va aboutir en avril à un ouvrage commun avec l'éditeur parisien Bernard Giovangelli, spécialiste des ouvrages militaires.
Ces cinq années, rythmées par cent titres publiés, est l'occasion des bilans mais aussi le temps des projets. Outre un nouveau site Internet qui sera mis en ligne le mois prochain, je vous annonce la création de collections littéraires au sein du département littérature ("Lignage" : littérature ; "Entre-midi" : récits ; "Autres sels" : destinée à accueillir des textes déjantés, hors normes, excentriques ; "Imperium" : roman historique ; "Saillies" : nouvelles).
Rassurez-vous, j'en ai presque terminé ! Il me faut encore remercier, celle sans qui cette maison d'édition n'existerait pas, celle qui est mon inspiratrice et mon instigatrice, celle qui réussit parfois non sans difficulté à m'extraire du monde du papier et à me ramener aux nourritures terrestres, mon épouse, Anne-Laure, dont les multiples talents me comblent chaque jour, de multiples talents à l'honneur ce soir, notamment dans les macarons dont la recette n'est pas prête d'être publier aux Éditions des Paraiges ! J'embrasse tendrement Mathilde, Thomas et Apolline, mes enfants, dont je gâte le jugement et l'esprit en leur imposant de grandir au milieu de piles de livres.
Enfin, comme dans tout livre des Paraiges, je termine avec le colophon :
En ce 27 février, jour du soixante-sixième anniversaire de la mort d'Yvan Goll (1891-1950), nom de plume d'Isaac Lang, poète lorrain, lié à Stefan Zweig, André Malraux, Fernand Léger, Blaise Cendrars et autres Chagall. Sa première œuvre, publiées dans notre ville en 1912, est Lothringische Volkslieder, soit Chansons populaires lorraines, illustrées par le Messin Alfred Pellon, mais que ne possède pas la bibliothèque municipale de Metz...

Sur ce, je vous remercie de votre attention et vous invite à vous rafraîchir !

Sébastien Wagner



L'édito de février 2016

24/11/2014
Fondées en 2011, les Éditions des Paraiges se sont progressivement installées dans le paysage éditorial lorrain. Désormais premier éditeur de Lorraine, avec une trentaine de publications annuelles, elles célèbrent leur cinquième anniversaire en ce mois de février. Comme l'a souligné le grand philosophe Jacques Chirac, "les anniversaires ne valent que s'ils constituent des ponts jetés vers l'avenir". C'est tout le sens de celui-ci. En effet, les Paraiges regardent en avant, Davaï ! pour reprendre l'un des succès de 2015, et entendent continuer leur progression.
Cet événement (avec deux accents aigus, n'en déplaisent à certains cuistres !) sera célébré le samedi 27 février 2016, à 18 heures 30, dans le cadre prestigieux du château de Courcelles, à Montigny-lès-Metz. À cette occasion sera présenté simultanément le centième ouvrage du catalogue, au titre qui restera secret jusqu'à cette date.
Ce même jour se tiendra le salon du livre féminin à Hagondange où pas moins de cinq auteurs des Paraiges seront présents, dont deux en compétition pour le prix du salon.
La grande famille des Paraiges sera bien à l'honneur ces temps-ci !

Merci à tous de votre soutien !

Sébastien Wagner

L'édito de janvier 2016

24/11/2014
La nouvelle année s'accompagne toujours de vœux que l'on veut les plus propres à ennoblir son destinataire. Que souhaiter aux lecteurs des Paraiges ?
De garder fidélité à une terre ancestrale qui vient de perdre sa dénomination administrative au profit d'un salmigondis territorial deux fois plus grand que la Belgique.
De défendre les valeurs inaliénables que sont la dignité de la personne humaine, le bien commun, la solidarité et la subsidiarité.
De transmettre la connaissance et de développer la pensée grâce au support irremplaçable qu'est le livre.
Trois serviteurs incarnant ces souhaits sont s'en allés à quelques jours d'intervalle, sans bénéficier forcément du même traitement médiatique.
Le 9 décembre s'éteignait André Sondag, qui venait de publier aux Paraiges Avant que l'aube ne revienne, le récit sans concession ni émotion facile du parcours d'un jeune Mosellan emporté dans la tourmente de l'Histoire. Lire pour ne pas oublier, lire pour rester debout.
Le 18 décembre est mort le père Serge Bonnet, moine de la politique et figure tutélaire de la Lorraine politique. À l'instar d'Yves Le Moigne, ce grand dominicain devant l'éternel manquera cruellement... Un livre épique de l'histoire politique de la Lorraine se ferme à jamais !
Le 23 décembre le rejoignait Jean - dit Jean-Marie - Pelt, vulgarisateur de l'écologie urbaine inventée par son comparse messin Roger Klaine, auteur de Qualité de la vie et centre-ville, réédité aux Paraiges, qu'il avait préfacé à cette occasion. Trois autres ouvrages ont eu l'honneur de sa préface : À l'encre de la Moselle, d'Armand Bemer, qui chantait son pays natal ; La colline de Bellecroix, d'Émile-Pierre Guéneau, évoquant des questions urbaines ; et le dernier, C'était Saint-André (1956-2013), de Pierre Bronn, dont la présentation officielle eut lieu à l'hôpital Robert-Schuman, le jour même de son hospitalisation.

Que ces témoins éclairent notre année !

Sébastien Wagner

L'édito de décembre 2015

24/11/2014
Prix d'histoire de l'Académie nationale de Metz l'an passé, l'Atlas historique de Metz connaît une deuxième édition qui devrait trouver grâce au pied des sapins et des crèches. Épuisé depuis plusieurs mois, l'ouvrage tant désiré est donc à nouveau disponible afin de réjouir les amoureux de la " ville pour l'âme " !
" Un livre est quelquefois un secours attendu. Une idée est un baume, une parole est un pansement; la poésie est un médecin ", pour Victor Hugo. Dans cet esprit, le catalogue des Éditions des Paraiges ne pourra que vous faire du bien. De l'histoire à la littérature, du beau livre au livre jeunesse, les Paraiges font dans l'éclectisme ! En attendant de découvrir un nouveau site internet avec la nouvelle année, sachez qu'il vous est désormais possible de commander et de payer en ligne ! Alors n'hésitez plus, offrez des livres ancrés localement dans une période de perte de repère et d'identité ! Détendez-vous, instruisez-vous, soignez-vous avec des livres !

Sébastien Wagner

L'édito de novembre 2015



Un éditeur ne peut que partager l'avis de Montesquieu : "Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie." Les Éditions des Paraiges s'engagent en cette fin d'année à vous redonner goût à la vie et à satisfaire tous les appétits, quel qu'ils soient !
Six nouveautés s'annoncent et seront présentées au salon du livre d'histoire de Woippy, ce rendez-vous incontournable du livre en Lorraine et où les Paraiges se sentent accueillis comme "chez eux" !
Les passionnés d'histoire seront bien sûr à l'honneur ! Ils pourront découvrir ainsi la thèse d'Alain Simmer consacrée au germanisme mosellan, qui remet en cause le mythe de la colonisation franque en Lorraine, Toul, la petite évêchoise de Jean-Paul Aubé qui dresse le portrait d'une ville lorraine à la fin de l'Ancien Régime, ainsi que deux beaux livres cartonnés : le très attendu guide des monuments Moselle 1870 des sieurs Hoff, Pochon et Pollino, et C'était Saint-André (1956-2013) de Pierre Bronn qui nous offre le panorama d'un établissement où a régné un esprit qui se retrouve aujourd'hui au sein de l'hôpital Robert-Schuman. Ce dernier porte le nom du père de l'Europe, que Guy Villaros met en scène dans une audacieuse pièce de théâtre Robert Schuman ou le service du Bien commun. Enfin, les Éditions des Paraiges célèbrent les cent cinquante ans de la naissance de l'Académicien Louis Bertrand, un "vieux Messin", en rééditant son chef-d'œuvre, le roman Mademoiselle de Jessincourt où Metz brille des ors du Second Empire et du prestige de son École d'application du Génie et de l'Artillerie, respirant une insouciante quiétude d'avant-guerre.
Alors, vivement Woippy !

Sébastien Wagner

L'édito d'octobre 2015

24/11/2014
Écrire un livre n'est pas un acte anodin. Dans la plupart des cas, un auteur a des choses à dire, à partager, à diffuser. Après, une fois imprimés, comme l'affirmaient les Anciens, Habent sua fata libelli (les livres ont leur destinée). Citons À l'encre de la Moselle d'Armand Bemer, devenu un livre culte au Pays des Trois Frontières, L'ange de Chazelles de Claudine et Gérard Kester qui eut pour conséquence l'hommage d'une rue messine à une bienfaitrice locale, Anne-Marie Célestine Michel, ou encore Metz 1914-1918. Soigner et secourir entre front et intérieur, de Jean-Claude Laparra et Pascal Hesse, désormais cité dans tous les livres consacrés à Metz et à la Grande Guerre.
Les Éditions des Paraiges abordent ce mois-ci un nouveau domaine : la bande dessinée ! Firmin et Grisegonelle. La légende de Pierre Perrat est née de la rencontre entre le talentueux dessinateur Serge Haerrig, les passionnés Carole et Christophe Bergossi et la maîtrise de la cathédrale de Metz. Basé sur le savant travail d'historiens et d'architectes, ce conte musical met en scène deux personnages - Firmin le sacristain et la gargouille facétieuse Grisegonelle - dans le monde mystérieux et imaginaire de la construction d'un monument aussi extraordinaire que la cathédrale Saint-Étienne de Metz.

Belle redécouverte de la " lanterne de Dieu " !

Sébastien Wagner

L'édito de septembre 2015

24/11/2014
" Lire, c'est boire et manger. L'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas. " Ceux qui partagent sans modération le sentiment de l'immense Victor Hugo sont alors servis par les Éditions des Paraiges !
Septembre est la rentrée… littéraire et Nancy en est le salon dédié ! Une fois encore, les organisateurs du Livre sur la Place convient notre maison d'édition afin qu'elle puisse présenter ses nouveautés 2015 et en particulier celles de septembre !
Tout d'abord, Même pas mort ! de Philippe Buron Pilâtre, une ode à la vie, un témoignage râpeux, parfois ironique, souvent tragique, mais toujours empreint de tendresse.
La phalange du saint de Gérard Saleron évoque le vol de la relique de saint Nicolas au XVIe siècle, sur fond de guerre religieuse, de révolte paysanne (guerre des Rustauds) et de rivalité entre royaume de France et Saint-Empire.
Aveux mortuaires de Raoul Nèje est le premier volet des enquêtes du commissaire Coudrelier, mené à travers les rues de Metz. Après nombre de rebondissements et d'errements, le dénouement sera terrible.
Une enfance lorraine de Jeanne Viot est un livre de souvenirs truffé d'anecdotes où surgit à nos yeux un monde disparu, immuable depuis des siècles, rythmé par les saisons, les naissances, les mariages et les décès. Ce témoignage émouvant nous ramène aux valeurs d'autrefois...

Belle rentrée à tous !

Sébastien Wagner

L'édito de juin 2015

24/11/2014
Le mois de juin sent bon l'été. Les jours rallongent, le temps est ensoleillé et le moral s'en ressent. La fin du mois est aussi le rendez-vous incontournable qu'est le salon du livre du Pays Boulageois, où les auteurs des Paraiges - de plus en plus nombreux, les années passant - sont toujours chaleureusement accueillis. Ce salon est aussi une belle occasion de rencontrer les nouveautés du premier semestre 2015, notamment en littérature, où les valeurs sûres de la maison accompagnent les petits nouveaux.
Attachées aux commémorations pour sortir de l'oubli tant d'événements marquants de l'histoire locale, les Éditions des Paraiges participent au soixante-dixième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en publiant le témoignage d'André Sondag, un Messin ballotté par le vent de l'histoire et qui ne regagna ses foyers qu'en juillet 1945… Avant que l'aube ne renaisse rappelle avec Malraux que la vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut la vie.
Plus dépaysant, Davaï ! vous permettra de traverser les grandes steppes mongoles, de rejoindre l'Empire du Milieu et d'aboutir en Indochine pour y remonter le fleuve Mékong et y suivre la route mandarine. Rêve éveillé, sous le galop de Michel Strogoff à la rencontre du baron Ungern Sternberg. De Jules Verne à Hugo Pratt, en compagnie de soldats de l'imaginaire, Francis Garnier, Pierre Loti ou André Malraux.
Vivre à livre ouvert : un beau programme, non ?

Sébastien Wagner


L'édito de mai 2015

24/11/2014
Au lendemain du salon du livre de Metz, on peut constater le développement considérable des Éditions des Paraiges, qui sont devenues un acteur incontournable du livre en Lorraine. Ses quatorze auteurs sélectionnés - sans compter les oubliés - témoignent de sa diversité et de son activité débordante, démontrant si l'en était besoin de la vitalité du livre en province et de l'intérêt de présenter les productions locales dans ce type de manifestation. Le public ne s'y est pas trompé, plébiscitant certains auteurs " maison ", comme Steve Rosa et ses polars culinaires, Alain Thon et son commissaire Théo Filippi, ou encore le prestigieux - mais p'tit nouveau aux " Paraiges " - Jacques Gandebeuf, dont le dernier opus " raconté aux Français de l'intérieur " a connu un lancement plus que flatteur.
Bien sûr, les Éditions des Paraiges ne sont pas encore traitées comme certaines maisons d'édition qui disposent de leur propre stand et privilégient la chaîne du livre. À quand l'équité à Metz ?
Profitez de ces beaux jours de mai pour découvrir les quelques quatre-vingt-deux titres en attendant les prochaines nouveautés, Davaï !, un récit de voyage de la Russie à l'Indochine, Avant que l'aube ne renaisse, récit d'Un Messin au cours de la Seconde Guerre mondiale. Le papyrus du copte d'Algos Nostou, un roman qui vous mènera du Caire au Mont Athos, à la recherche d'un secret bimillénaire.
Faites ce qui vous plaît !

Sébastien Wagner



L'édito de février 2015

24/11/2014
Février est pour les Éditions des Paraiges l'occasion des bilans. Quatre ans d'existence et déjà soixante-dix titres publiés ! Le rythme de croisière est trouvé et 2015 devrait voir une trentaine de livres supplémentaires, du roman au beau livre en passant les ouvrages historiques et le patrimoine.
Si pour François Mauriac " la lecture est une porte ouverte sur un monde enchanté ", alors vous comprendrez aisément la passion qui anime notre maison.
Le salon du livre féminin de Hagondange va servir de lancement à plusieurs nouveautés littéraires.
Danièle Vogler nous offre avec Le pont aux Louves une plongée au sein du Moyen Âge, en l'an de grâce 1170, dans le Saint-Empire romain germanique, à Gorze, où deux jeunes maîtres-maçons s'associent pour la construction audacieuse d'un pont sur la Moselle, dans l'émotion et la tragédie des destins.
Dans Liselotte au pays de la Sauvage, Janine Olmi, quant à elle, raconte une la saga familiale, derrière laquelle le récit fait œuvre d'histoire et de mémoire. Du retour au pays d'Élisabeth Thénay à l'aube de la Belle-Époque, au retour de captivité de son gendre Alberto en 1943, ce roman traverse un demi-siècle de vie quotidienne à l'ombre des hauts-fourneaux du Pays-Haut.
Enfin, avec Fleur, Liliane Schwab poursuit son évocation du Metz de l'Après-guerre à travers son dialogue d'outre-tombe avec une amie d'enfance.
Les Paraiges aiment les femmes !

Sébastien Wagner



L'édito de janvier 2015

24/11/2014
Au sens propre, nous devrions lire pour accroître notre pouvoir. Tout lecteur devrait être un homme intensément vivant. Et le livre, une sphère de lumière entre ses mains. " Notre époque traversée par des bouleversements d'une ampleur inédite est désorientée. L'homme moderne semble avoir perdu la mémoire. L'esthète Ezra Pound nous invite à revenir à ce médium essentiel qu'est le livre. Les Éditions des Paraiges s'inscrivent dans sa lignée afin que leurs lecteurs soient eux aussi vivants et rayonnants.
Septante ouvrages publiés en presque quatre ans nous incitent à poursuivre notre entreprise qualifiée d'insensée à l'origine. Cette progression fait des Paraiges le premier éditeur de Lorraine en titres publiés. Toutefois, la quantité ne se fait pas au détriment de la qualité, foi d'éditeur !
À l'ombre de l'aqueduc nous invite à découvrir l'histoire et le patrimoine prestigieux de Jouy-aux-Arches, notamment son aqueduc auquel Claude Lefebvre a consacré de belles pages.
Le souvenir de la Seconde Guerre mondiale s'estompe. Âgé de dix-huit ans en 1940, André Sondag nous livre dans Avant que l'aube ne revienne le récit sans concession ni émotion facile du parcours d'un jeune Mosellan emporté dans ta tourmente de l'Histoire.
Lire pour ne pas oublier, lire pour rester debout.

Bonne année à tous !

Sébastien Wagner



L'édito de novembre 2014

24/11/2014
Si " la lecture est une amitié " selon Marcel Proust, alors les Éditions des Paraiges se veulent volontiers un de ses vecteurs. En effet, quoi de plus merveilleux que la destinée d'un livre ? Fruit des réflexions et de l'imagination d'un auteur, il peut - selon son succès ou ses qualités - séduire un nombre certain de lecteurs et leur faire partager une idée, un état d'esprit ou une vision du monde. Bouteille à la mer, le livre possède une destinée indéfinie et imprévisible. Les lecteurs de L'indésirable ou de l'Histoire de l'hôpital Sainte-Blandine en savent quelque chose.
Le salon du livre d'histoire à Woippy est un de ces lieux dédiés à cette " amitié ". Traditionnellement, les nouveautés de fin d'année y sont présentées. Au programme, quatre ouvrages.
Tout d'abord, les actes du colloque de Woippy consacré aux communautés juives et protestantes à Metz et en Pays messin, terre de triconfessionnalité unique en France à l'époque moderne. Ensuite, 1870. La guerre en Moselle de Jean-Claude Jacoby. Deux décennies de recherche et une collection iconographique exceptionnelle font de cette somme l'un des événements éditoriaux de 2014. Les Messines sont un recueil de douze nouvelles historiques original et plaisant, aux confins de l'histoire et de la fiction, nous transportant dans le temps depuis l'antique Divodurum jusqu'à Metz redevenue française en 1918, et mettant en scène des situations et des personnages réels et fictifs. Enfin, Philippe Kubler nous offre un regard tendre et curieux sur La Lorraine terre sauvage en nous présentant ses plus belles photographies animalières et champêtres mettant un point d'honneur à nous faire redécouvrir le charme de notre région.
Alors tous à Woippy !
Sébastien Wagner

L'édito d'août 2014

09 août 2014
Août 1914, août 2014. Cent ans après le début de la guerre civile européenne, il est grand temps pour les Lorrains de regarder ce conflit dans leurs aïeux ont les acteurs, les témoins et les victimes. À l'heure de la dérégionalisation, loin du symbole de la Croix de Lorraine brisée et reconstituée de la colline de Sion, il est bon de se rappeler que l'espace lorrain a connu dans sa chair l'horreur et l'absurdité de ce conflit décrit avec véracité et sincérité par Maurice Genevoix dans Ceux de 14.
Metz, base arrière allemande du front de Verdun, est étudiée en détail par Jean-Claude Laparra et Pascal Hesse dans Metz 1914-1918. Soigner et secourir entre front et intérieur, ouvrage déjà de référence. Jacques Didier, quant à lui, revient sur La garnison allemande de Morhange (1890-1918), qui transforma ce gros bourg en cité-caserne au service du Kaiser.
Le monde des soins et de la santé est au cœur de la vie d'un hôpital. Celui de Sainte-Blandine, dont l'histoire est sur le point de s'achever, n'échappe pas à la règle. Fondé par des sœurs franciscaines allemandes, cet établissement a vécu tous les soubresauts de l'histoire messine jusqu'à nos jours, comme nous le conte avec humanité Gérard Léonard.
Enfin, Emmanuel Bohler nous plonge dans une Symphonie de nuances, entre traits et couleurs au cœur de l'univers du maître verrier lorrain Nicolas Untersteller en révélant son œuvre audacieuse des claustras des bas-côtés de l'église Sainte-Thérèse de Metz qui renouent avec une tradition médiévale en transcendant le genre du Credo prophétique et apostolique.
Bel été à tous !
Sébastien Wagner

L'édito d'avril 2014

10 avril 2014
Bien que le mois d'avril soit celui où l'on ne doit pas se découvrir d'un fil, il est devenu depuis peu celui du salon du livre de Metz, permettant à notre maison d'édition d'exposer ses nouveautés à un public captif. Sous le chapiteau de la place de la République, le stand de librairie accueillera une quinzaine d'auteurs " paraiges ". Malgré ce succès - et la notoriété afférente - grandissant, les Éditions des Paraiges ne sont toujours pas traitées équitablement, deux autres éditeurs messins ayant le privilège d'arborer leurs couleurs sur leur propre stand.
Avril est le mois de l'ouverture du Musée de la guerre de 1870 et de l'annexion à Gravelotte. En attendant la synthèse magistrale de Jean-Claude Jacoby, 1870. La guerre en Moselle (actuellement en souscription sur le site), vous pourrez découvrir le monumental Atlas de la guerre de 1870, de Stéphane Prybylski, qui nous l'espérons connaîtra le même que l'Atlas historique de Metz, déjà réédité.
Avril est également le temps des dragées et autres sucreries qui annoncent les fêtes de Pâques, les baptêmes et communions à venir. On les retrouve sur la couverture du dernier polar de Steve Rosa, Douceurs assassines, qui réjouira ses nombreux admirateurs/rices.
Avril est pareillement le temps des enfants qui redécouvrent la joie du plein air. Pour eux, Noémie Réville amis tout son art dans Plume vole, l'histoire d'une plume qui aime les histoires du soir.
Avril est enfin le lendemain des élections municipales où les représentants de la cité se doivent de préserver la qualité de la vie de leurs administrés. Le vade-mecum de l'écologie urbaine - née à Metz - est enfin disponible. L'ouvrage fondateur de Roger Klaine, Qualité de la vie et centre ville, est " une magistrale leçon d'urbanisme " comme l'a noté avec admiration Jean-Marie Pelt dans son hommage à l'auteur.
Sébastien Wagner

L'édito de mars 2014

mars 2014
Pour qu'un patrimoine soit vivant, il faut qu'il soit connu et revendiqué par les habitants des lieux. Dans cet esprit, les Éditions des Paraiges ont axé une thématique liée au patrimoine qui vient d'être enrichie par deux nouveaux ouvrages.
À l'heure où s'obscurcit l'avenir du Centre Pompidou-Metz, il est bon de rappeler que Metz, cité à l'histoire bimillénaire, est une ville de création artistique depuis la renaissance carolingienne. Ainsi, sa cathédrale a été la première, après la Seconde Guerre mondiale, à recevoir une commande d'artistes contemporains majeurs grâce à la ténacité et à la clairvoyance de Robert Renard, architecte en chef des Monuments historiques : Marc Chagall bien sûr, mais aussi Roger Bissière et Jacques Villon. L'œuvre de ce dernier - les cinq baies vitrées de la chapelle du Saint-Sacrement - vient de faire l'objet d'une étude signée Christian Schmitt, auteur l'an passé d'un ouvrage remarqué sur les vitraux de Cocteau en l'église Saint-Maximin de Metz. Seuls vitraux dessinés par cet artiste au cours de sa carrière, ils restent paradoxalement encore dans l'ombre de ceux de Chagall, certains touristes les attribuant parfois au grand maître d'origine russe...
Autres oubliées des guides et des cuistres, les portes de Metz - de maisons de ville, d'hôtels particuliers ou de portails d'église - sont un patrimoine vulnérable aux affres du temps et des hommes. Metz, les portes d'antan, recueil de dessins de Philippe Bernard-Michel, accompagné de textes du signataire de ces lignes, pousse le Messin à se faire le touriste de sa ville pour que, par sa science des portes historiques, il devienne un signe vivant d'ouverture et d'accueil.
En cette période d'élection - au cours de laquelle sont cités des extraits de Colette Baudoche de Maurice Barrès (!) - s'effectue un retour à l'humain. À travers son témoignage, son expérience et de multiples anecdotes, Georges Dour parvient dans Ouvrier et conseiller municipal à réhabiliter la politique au sens originel du terme, celle du service de la cité et du bien commun, pour laquelle il s'est donné sans compter pendant trois décennies. Mireille Poulain, quant à elle, nous offre une belle tranche de vie des Fils de la Minette qui prennent conscience que " l'adolescence est terriblement triste " comme disait Fellini et que, fort heureusement, il y a les femmes.
Avec toutes mes pensées printanières,
Sébastien Wagner

L'édito de février 2014

12 février 2014
" Il n'y a civilisation que si la mémoire survit aux générations. " Cet aphorisme du regretté Jacques Laurent prend un sens aigu en cette année de commémorations en tout genre : centenaire de la Grande Guerre ; douze centième anniversaire de la mort de Charlemagne, empereur d'Occident ; centenaire de la naissance de Raymond Mondon, le maire de Metz qui voulait faire une métropole européenne… En notre terre lorraine, meurtrie et ballottée au vent de l'histoire, ces anniversaires résonnent à défaut de raisonner nos contemporains.
Que peut célébrer en 2014 un Lorrain mosellan dont les aïeux ont combattu " für Kaiser, Gott und Vaterland " ? A-t-il seulement conscience qu'il peut, qu'il doit regarder ce conflit et le comportement des siens, avec sérénité, sinon avec fierté ? La publication de Prussien malgré lui, œuvre inédite en français de Pierre Jacques, à l'automne dernier, a permis de donner un élément de réponse. L'ouvrage de Jean-Claude Laparra et de Pascal Hesse consacré à Metz durant la Grande Guerre s'attaque à un sujet inédit : Metz, base arrière du front allemand de Verdun. Quand Prisonniers des libérateurs de Camille Maire présente l'un des derniers tabous de la Première Guerre mondiale : les camps d'internement français pour Alsaciens-Lorrains pendant la Grande Guerre !
Qui osera rapprocher Charlemagne l'Européen de 1914, début de la guerre civile européenne ?
L'une des missions des Éditions des Paraiges est bien de permettre à la mémoire de survivre aux générations.

Avec toutes mes pensées lotharingiennes,

Sébastien Wagner



L'édito de janvier 2014

janvier 2014
" Le plus beau symbole de l'homme, c'est le livre " Ce que l'immense Vladimir Volkoff fait dire à l'un de ses personnages conditionne l'action des éditions des Paraiges depuis leur création. Le livre, meilleur compagnon de l'homme, est celui qui jamais ne trahit, qui parfois marque une destinée ou annonce une vocation, qui toujours transmet la connaissance.
La riche année 2012 des éditions des Paraiges - quatorze livres publiés ! - a démontré son dynamisme et surtout un accueil chaleureux de la part des lecteurs. Un livre est avant tout destiné à être lu.
Dis-moi ce que tu lis, je te dirais qui tu es. En cette période de vœux et de résolution, prenons encore plus de temps en compagnie des livres, en délaissant tous les types d'écrans chronophages et cette conspiration du bruit qui empêche tout exil intérieur.
L'an passé, je vous souhaitais " de vous sentir bien à l'endroit où vous vivez, un bon livre à la main ". Cette année, j'ajouterai que vous avez le choix du livre au sein de notre catalogue (disponible prochainement) : histoire, contes, romans, nouvelles, policiers, beau livre…
" Éditeur militant " selon l'hebdomadaire La Semaine, je vous remercie de m'encourager dans cette voie !
Bonne année à tous !
Sébastien Wagner

L'édito de novembre 2013

16 novembre 2013
Le mois de novembre en Lorraine s'ouvre par une méditation qui, selon Maurice Barrès, " nous oblige à placer nos pas sur les pas de nos prédécesseurs ".
Quelques jours auparavant, le décès de Frédéric Niedzielski, auteur de Temps de Parole, paru en avril 2012, avait attristé notre maison. Esprit brillant, il aura marqué ceux qui l'ont côtoyé par sa clairvoyance et son intelligence. À titre personnel, je perds un ami, fidèle et attachant.
Le mois de novembre témoigne aussi pour les éditions des Paraiges d'une effervescence à l'approche du salon du livre d'histoire de Woippy, dont l'accueil chaleureux est à la hauteur de la qualité de la manifestation.
Cette 11e édition revêt pour notre maison d'édition un caractère particulier cette année, celui de la confirmation. Trente-huit titres y seront présentés, dont sept nouveautés pour ce salon où l'histoire est à l'honneur :
  • Jacques Didier, Manufactures et maître luthiers à Mirecourt 1919-1969 ;
  • Émile-Pierre Guéneau, La colline de Bellecroix. Une forêt dans la ville entre fortifications et parc urbain ;
  • Charles Étienne Prévost, Soldat de l'an II. Journal de marche inédit, présenté et établi par Claudine et Gérard Kester ;
  • Colloque Metz et le Pays messin sous l'Empire ;
  • Pierre Jacques, Prussien malgré lui. Récit de guerre d'un Lorrain 1914-1918 ;
  • Alain Hilbold, Auguste Migette, illustrateur de Metz ;
  • Julien Trapp et Sébastien Wagner (coordination), Atlas historique de Metz.
Ces deux derniers titres devraient, je le pense, trouver un refuge assuré au pied des sapins de ce temps de Noël qui s'approche.
Au plaisir de vous retrouver à Woippy !

Sébastien Wagner


L'édito d'octobre 2013

09 octobre 2013
Dites trente-trois !
Non, vous n'êtes pas chez un médecin en panne de stéthoscope, un franc-maçon au dernier grade ou à l'âge du Christ lors de sa crucifixion. Non, il s'agit simplement du nombre de titres des éditions des Paraiges depuis leur création il y a trente mois ! L'ouvrage d'Émile-Pierre Guéneau, Bellecroix, cette belle inconnue, consacré à une forêt dans la ville, entre fortifications et parc urbain, sera donc le trente-troisième de cette maison atypique qui se veut actrice dans la cité. Ce titre rentre tout à fait dans cette optique en partant à la découverte de la singularité de ce quartier messin, si près du centre ville et pourtant si méconnu, mais qui a su conserver notamment le seul exemple en Europe des fortifications du génial Cormontaigne, le " continuateur " de Vauban ! Ce livre est aussi une réflexion sur les questions urbaines des XXe et XXIe siècles, questions à l'actualité brûlante.
Sa sortie coïncide avec celle de l'ouvrage de référence de Jacques Didier consacré aux manufactures et aux maîtres luthiers de Mirecourt. Ces derniers permirent à cette petite ville vosgienne et aux villages qui l'entourent d'être le berceau de la lutherie et de l'archèterie française. Jacques Didier a réuni dans ces pages des éléments précis qui permettent de comprendre pourquoi, malgré les difficultés passées, Mirecourt reste et restera le lieu de la tradition.
Ces deux titres résument cette volonté de s'inscrire dans l'héritage d'une tradition enracinée et ouverte au monde moderne en crise
Sébastien Wagner


L'édito d'août 2013

09 août 2013
"Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade " observe Julien Green dans son Journal. Cette évasion est plus que nécessaire, vitale même, à une époque envahie par la technologie et le bruit, comme l'avait pressenti Georges Bernanos.
"Écrans partout, intériorité nulle part " pourrait être le slogan de ce début de siècle. Fors l'agitation et le stress au quotidien, la lecture peut permettre de se considérer vivant à l'ère numérique. Seulement, lire aujourd'hui est devenu un acte hautement courageux et symbolique.
Courageux, car il va à rebours du conformisme et du consumérisme ambiant.
Symbolique, car il incarne une réaction de l'esprit face à la machine.
La lecture du Défilé des réfractaires de Bruno de Cessole - consacré à 55 écrivains français " réfractaires à l'esprit du temps ", résistant à la durée et à la corrosion - démontre l'urgence de perdre du temps à lire, et à lire des auteurs qui ont des choses à dire. C'est l'une des exigences des éditions des Paraiges depuis leur création : ouvrir à l'universalité de la littérature tout en l'enracinant dans un territoire.
Profitons de l'été pour découvrir ces pépites qui nous enrichiront. Fréquentons les librairies et achetons-y des livres tant qu'elles existent ! Pas moins de sept librairies ont fermé ou fermeront leurs portes en Lorraine cette année. Alors délaissons les entreprises de commerce électronique au profit des professionnels du livre.
Prenons garde à cette application pratique du déni du réel, sinon nous y perdons notre âme!
Sébastien Wagner


L'édito de juillet 2013

11 juillet 2013
L'été - tant attendu cette année - reste une période privilégiée, au rythme ralenti et aux joies partagées en famille et/ou entre amis. Cette saison est aussi propice à " laisser du temps au temps " et à redécouvrir les " vraies richesses " chères à Jean Giono, dont nous faisons nôtres les sentences :
" Nous sommes envahis par les fausses valeurs et les milles objets inutiles qu'une économie de consommation diffuse pour se conserver et se développer elle-même avec l'aide de quelques profiteurs. Or les vraies richesses ne sont pas où on voudrait nous le faire croire. Elles sont dans la nature et en nous même ; elles sont donc accessibles à chacun ; les redécouvrir donne la joie et la paix. "
Que cet été soit donc réfléchi et fructueux ! Adonnez-vous ainsi aux lectures " en retard ". Les éditions des Paraiges comptent vous épauler dans cette démarche. Je ne doute pas que vous ne trouviez votre bonheur parmi les trente titres publiés par la maison depuis sa création. La littérature, particulièrement à l'honneur au printemps, y est symbole d'éclectisme : romans (Les Gerçures et les Roses de Danièle Vogler, L'Indésirable de Pierre Brasme, Les fleurs de l'Empereur de Kévin Kazek), polar (De l'Or dans le Gaz d'Alain Thon, Les 12 crimes de Noël de Steve Rosa), nouvelles (Pars s'il le faut de Denis Hergott, Les contes de la Mutte de Kévin Goeuriot), chroniques (Glanes et moissons de Gérard Sins, À l'encre de la Moselle d'Armand Bemer)…
Que ces ouvrages vous aident à passer un bel été en Lorraine ou ailleurs !
Sébastien Wagner


L'édito de juin 2013

06 juin 2013
L'illettrisme vient d'être déclaré " grande cause nationale 2013 " par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Aujourd'hui en France, ce sont en effet 2 500 000 personnes, soit 7 % de la population âgée de 18 à 65 ans qui ne maîtrisent pas les compétences de base nécessaires en lecture, écriture et calcul pour être autonomes dans des situations simples de leur vie quotidienne, après avoir été pourtant scolarisées...
Cette situation dramatique est à rapprocher des 20 % d'élèves en classe de sixième qui ne savent pas ce qu'ils lisent. On est bien loin des moins de 5 % d'il y a un siècle...
Le livre est et demeure le vecteur de la diffusion de la connaissance et du développement de l'imagination. Le numérique n'en est qu'un pis-aller. Qui parmi nous n'a pas été marqué par la lecture dans sa prime jeunesse de telle ou telle œuvre, classique ou en devenir ?
Lire est un droit, pas encore un devoir. Pourtant, comme l'écrivait Jean Guéhenno, " Un livre est un outil de liberté " et de connaissance : " Qui veut se connaître, qu'il ouvre un livre " (Jean Paulhan).
Éditeur, une passion au service du public, voire un service public. En tout cas, celui qui aide à naître. Des vocations, des destinées, des livres, comme Naître à Metz des docteurs Pierre Bronn et Jean Lazare !
Sébastien Wagner

L'édito de mai 2013

06 mai 2013
Bien que la littérature proposée par les éditions des Paraiges ne semble pas au niveau (sic) du salon du livre de Metz, " Littérature et Journalisme ", je ne peux que vous inviter à découvrir la riche production printanière.
Après les excellents Les Gerçures et les Roses et Pars s'il le faut des confirmés Danièle Vogler et Denis Hergott, signalons, parmi les chanceux invités du salon, l'à-propos du recueil d'Armand Bemer, À l'encre de la Moselle, qui ravira tous les amoureux de la culture biculturelle de notre terre mosellane. Pour son premier roman, L'indésirable, Pierre Brasme a quant à lui brillamment réussi son pari. Son héroïne, Martha Kaiser, peut rentrer à Metz...
Très actif sur le plan éditorial, Kévin Kazek signe de son côté Les fleurs de l'Empereur, un remarquable roman sur un soldat perdu de la Grande Armée au lendemain de Waterloo.
Enfin, le polar est plus que jamais à l'honneur aux éditions des Paraiges. Alain Thon nous offre le troisième volet des enquêtes du commissaire Théo Filippi, cette fois sur fond de trafic d'or. Et Steve Rosa inaugure une série consacrée au polar culinaire, un genre très en vogue de l'autre côté de l'Atlantique. À déguster sans modération !
Vous constatez que vous avez de quoi attendre le soleil...
Sébastien Wagner

L'édito d'avril 2013

15 avril 2013
"Nul n'est prophète en son pays." Cette paraphrase des paroles du Christ conserve une force et une vérité près de deux millénaires plus tard. Son actualité se fait ressentir au cœur du paysage éditorial lorrain.
En effet, le salon du livre de Metz, " Littérature et Journalisme ", ne voit pas d'un bon œil la présence des éditeurs locaux, qui sont peu ou prou boycottés par l'actuelle organisation. Enfin, pas tous. La présence de deux stands d'éditeurs messins sous le chapiteau de la place de la République peut être considérée comme une iniquité envers les autres maisons, dont les auteurs sont gérés par les libraires, respect de la chaîne du livre oblige !
Les éditions des Paraiges ne doivent pas faire leur fine bouche : trois auteurs ont été sélectionnés, soit cinq de moins que l'an passé, alors que la maison a triplé sa production. N'en déplaise à certains, les éditions des Paraiges continuent leur combat au service du livre, de la Lorraine et des Lorrains. Plus que jamais, cette mission sera au cœur de cette année 2013, qui s'annonce comme celle de la maturité !
Merci de votre confiance !
Sébastien Wagner

L'édito de mars 2013

mars 2013
Croire que le livre peut donner du sens à la vie de la cité est l'une des raisons d'être des éditions des Paraiges. Depuis deux ans maintenant, la maison a publié plus d'une vingtaine de livres développant connaissance et attachement à un terroir à la personnalité complexe et ambigüe.
Cette politique a été récompensée par une délibération du conseil municipal de Metz du 28 février dernier qui a honoré d'une rue, Célestine Michel, une bienfaitrice messine oubliée et mise en lumière par Claudine et Gérard Kester dans L'Ange de Chazelles. Le même jour, Ernst-Moritz Mungenast, l'immense écrivain lorrain de langue allemande, l'était aussi. Chantre de la capitale lorraine, il reste l'indispensable complément du Colette Baudoche de Maurice Barrès, rééditée par les éditions des Paraiges il y a quelques mois.
" Je décalque l'invisible ", le livre de Christian Schmitt consacré aux vitraux de Jean Cocteau en l'église Saint-Maximin de Metz, participe de cet esprit, sa publication ouvrant l'année Cocteau à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort. Présenté à l'hôtel de ville en présence du maire de Metz, Dominique Gros, il préfigure la trilogie consacrée aux vitraux contemporains de la cathédrale de Metz par Christian Schmitt. Le premier, dédié aux vitraux de Jacques Villon, paraîtra à l'automne, pour célébrer le jubilé de sa mort en 1963.
Encore un trésor local à (re)découvrir !
Sébastien Wagner

L'édito de février 2013

fevrier 2013

La littérature semblait être le parent des publications régionales. Depuis plusieurs années, les éditeurs locaux évitent de prendre des risques dans ce domaine. Pourtant, là où est la littérature, là est la vie. Elle a le pouvoir de sublimer les mots, de mieux nous faire connaître à nous-mêmes et de nous ouvrir à l'universel. Comme le notait Paul Valéry, " ce qui vaut pour nous seuls ne vaut rien. C'est la loi de la littérature ".
À rebours de cette frilosité éditoriale, les éditions des Paraiges consacrent ce début d'année 2013 à plusieurs publications littéraires.
Tout d'abord, signalons le nouveau roman de Danièle Vogler, Les Gerçures et les Roses, qui retrace la vie d'une femme, broyée entre 1890 et 1950 par toutes les frontières humaines, imbéciles et meurtrières, au cœur de notre Lorraine tant convoitée.
Si la nouvelle a mauvaise presse en France (qui citer en dehors de Guy de Maupassant, de Jean de La Varende et de Paul Morand ?), ne boudons pas notre plaisir en découvrant le dernier recueil d'un auteur confirmé, Denis Hergott, qui explore le sentiment amoureux et son labyrinthe intime dans les dix récits parfaitement maîtrisés qui composent Pars s'il le faut.
Enfin, à venir, en prévision du salon du livre de Metz, deux romans historiques : L'Indésirable, le premier roman de Pierre Brasme, Les fleurs de l'Empereur de Kévin Kazek ; et deux romans policiers : Les douze crimes de Noël de Steve Rosa et De l'Or dans le Gaz d'Alain Thon.
Nous en reparlerons. Tout le reste n'est que littérature !
Sébastien Wagner

L'édito de janvier 2013

janvier 2013

"Le plus beau symbole de l'homme, c'est le livre". Ce que l'immense Vladimir Volkoff fait dire à l'un de ses personnages conditionne l'action des éditions des Paraiges depuis leur création. Le livre, meilleur compagnon de l'homme, est celui qui jamais ne trahit, qui parfois marque une destinée ou annonce une vocation, qui toujours transmet la connaissance.
La riche année 2012 des éditions des Paraiges - quatorze livres publiés ! - a démontré son dynamisme et surtout un accueil chaleureux de la part des lecteurs. Un livre est avant tout destiné à être lu.
Dis-moi ce que tu lis, je te dirais qui tu es. En cette période de vœux et de résolution, prenons encore plus de temps en compagnie des livres, en délaissant tous les types d'écrans chronophages et cette conspiration du bruit qui empêche tout exil intérieur.
L'an passé, je vous souhaitais " de vous sentir bien à l'endroit où vous vivez, un bon livre à la main ". Cette année, j'ajouterai que vous avez le choix du livre au sein de notre catalogue (disponible prochainement) : histoire, contes, romans, nouvelles, policiers, beau livre…
" Éditeur militant " selon l'hebdomadaire La Semaine, je vous remercie de m'encourager dans cette voie !
Bonne année à tous !
Sébastien Wagner

L'édito de décembre 2012

18 décembre 2012

Cette année 2012 s'achève en apothéose pour les éditions des Paraiges. Après les belles journées riches en rencontres au salon du livre d'histoire de Woippy, ce rendez-vous incontournable en Moselle, voici l'Avent qui nous amène aux fêtes de la Nativité et nous apporte deux livres essentiels.
À l'aube de 2013, " année Cocteau " à l'occasion du 50e anniversaire de la mort de Jean Cocteau, le livre de Christian Schmitt, " Je décalque l'Invisible ", tant attendu par les amoureux de ce patrimoine méconnu, ces vitraux d'une exceptionnelle qualité pour l'église Saint-Maximin de Metz. Ce livre vient à point nommé pour rendre compte de ce joyau de l'art contemporain et honorer également le travail le plus accompli, le plus original mais aussi le plus audacieux réalisé à Metz en matière de vitrail par ce génial polygraphe que fut Jean Cocteau. Ces quatorze baies vitrées représentent vingt-quatre fenêtres, toutes inspirées d'une imagination poétique d'une rare intensité ainsi que d'une vision prophétique étonnante en matière artistique.
Décembre voit aussi la parution de " l'Éloge de Metz ", œuvre de Sigebert de Gembloux, publié à l'occasion du 900e anniversaire de la mort de ce moine, fondateur de la première université de Metz et savant retenu par les Commémorations nationales 2012 !
Joyeuses fêtes de la Saint-Nicolas et de la Nativité à tous !
Sébastien Wagner








L'édito de novembre 2012

12 novembre 2012

L'histoire est l'un des axes majeurs de publication des éditions des Paraiges. En témoigne une importante production enrichie le mois dernier par le " Louis XV à Metz " de Pierre Brasme, suivi ce mois-ci par la publication du colloque (2e du nom) " La Révolution à Metz et en Pays messin ", publié par le Comité d'Histoire du Pays Messin, créé en 2009 et regroupant près d'une vingtaine d'associations. Ce comité couvre une zone géographique allant de Marange-Silvange à Sillegny et de Gorze à Courcelles-Chaussy, afin de constituer une large et solide entité culturelle qui pourrait se calquer sur le territoire historique de l'ancien pagus metensis, le Pays messin.
Un troisième colloque - consacré à l'Empire à Metz et en Pays messin - aura lieu à Woippy le 16 novembre, organisé à la veille de l'incontournable Salon du Livre d'Histoire de Woippy (17 et 18 novembre), au thème prestigieux : " Rois et reines de France ". Les éditions des Paraiges y seront présentes, afin de dévoiler les dernières nouveautés de l'automne :
  • la parution de Glanes et Moissons de Gérard Sins, qui nous proposent, au milieu de l'agitation et de la fébrilité de notre époque, de s'accorder une pause et de renouer avec le passé afin d'y découvrir ce qu'il peut encore avoir de profondément vrai pour aujourd'hui ;
  • la réédition tant attendue de Colette Baudoche, le roman messin de Maurice Barrès. Indisponible depuis de nombreuses années, l'ouvrage est agrémenté de gravures qui apportent ce complément souhaité par Barrès lui-même et qui imposent au livre sa propre respiration. Un siècle après sa parution initiale, si le regard envers l'urbanisme allemand a changé, personne mieux que Barrès n'a compris l'âme messine ;
  • la mise en perspective des vitraux de Jean Cocteau en l'église Saint-Maximin de Metz, par Christian Schmitt. Je décalque l'invisible vient à point nommé pour rendre compte de ce joyau de l'art contemporain et honorer également le travail le plus accompli, le plus original mais aussi le plus audacieux réalisé à Metz en matière de vitrail par ce génial polygraphe que fut Jean Cocteau.
Dans l'attente d'échanger à Woippy,
Sébastien Wagner








L'édito d'octobre 2012

18 octobre 2012

La rentrée littéraire nationale bat son plein. Les éditions des Paraiges ne sont pas en reste !
En ce début octobre, quatre ouvrages vont paraître simultanément dans cette maison qui célèbre dignement ses dix-huit mois d'existence. Quatre livres qui démontrent le dynamisme et l'éclectisme de ses publications.
Inaugurant la collection " Les Essentiels ", Maître Angel Cossalter nous offre un panorama des institutions judiciaires en Moselle. La justice en Moselle et l'histoire de France se sont rencontrées il y a plus de quatre siècles et ne se sont plus quittées. À travers " La Justice en Moselle. Du Moyen Âge à nos jours ", il démontre que rien n'est jamais acquis pour ce département, victime de l'histoire et des rivalités.
De la justice à la Mutte, il n'y a qu'un pas, franchi par Kévin Goeuriot. Voilà près d'un siècle que la Mutte, l'énorme cloche de la cathédrale de Metz, n'a pas sonné. Pourtant, sur les flancs de cette vieille dame d'airain, on peut lire les mots suivants : Je suis là pour sonner justice au peuple messin. Allégoriques et moraux, les " Contes de la Mutte " sont des récits historiques emplis de poésie, et surtout une preuve que les vieilles pierres et les antiques parchemins peuvent parler… Pourvu seulement que l'on sache leur prêter l'oreille…
La Mutte a bien failli sonner le glas du " Bien Aimé ", le roi Louis XV, lors de sa venue à Metz en 1744, relatée avec acuité par Pierre Brasme. Une visite qui, en quelques jours, fait d'un monarque à l'apogée de son règne un homme malade et repentant dont l'on craint la mort imminente, et qui va se trouver en quelques jours nimbé de l'aura indélébile du miraculé.
Notre terre de frontière a connu bien des souverainetés. Fils du chancelier qui dirigea les destinées de l'Allemagne de 1894 à 1900, le prince Alexandre de Hohenlohe-Schillingsfürst (1862-1924) fut un témoin privilégié et avisé du destin du Reichsland Elsass-Lothringen, cette terre d'Empire fruit de la conquête de 1870. Ses " Souvenirs ", coédités avec le Polémarque Éditions, nous offre des pages grosses de nostalgie, desquelles émerge le regret d'une soudure " germano-alsacienne-lorraine " en bonne voie, sinon achevée, au seuil de la Première Guerre mondiale. Tant d'efforts de part et d'autre, réduits à néant par la folie guerrière d'une poignée, nous dit-il. La France victorieuse de 1918 priva les Alsaciens-Lorrains du droit de disposer d'eux-mêmes. Où serions-nous aujourd'hui ?
Sébastien Wagner








L'édito de septembre 2012

4 octobre 2012

L'affaire " Richard Millet qui vient d'éclater en cette rentrée a démontré les limites françaises de la liberté d'expression. Si le Premier amendement de la Constitution des États-Unis affirme ne pas restreindre cette liberté, il en va bien autrement en France. Cette affaire est symptomatique d'une époque marquée par sa " judiciarisation ", cette " fièvre cafteuse " dénoncée par le regretté Philippe Muray.
Ici, pas de procès devant un tribunal, mais un lynchage médiatique de la part de " quelques-uns de la presse ", dont on doute qu'ils aient lu l'opuscule incriminé, dont je n'évoquerai pas le contenu.
Le nouveau juré Goncourt, Pierre Assouline, dans son billet " Affaire Richard Millet : le goût amer de l'épilogue ", évoque le paradoxe que la sanction ne frappe pas l'écrivain Millet pour son texte controversé mais l'éditeur Millet dont le travail est distinct dudit texte, d'autant qu'il est publié dans une autre maison
Cette polémique rappelle le CNE de l'après-guerre. Curieusement, pour le moment, son éditeur, Pierre-Guillaume de Roux, reste en dehors de la tempête. Pour combien de temps ? S'il en restait indemne, la conclusion amènerait à penser que l'on voulait la peau du meilleur éditeur français actuel.
Sommes-nous déjà dans le meilleur des mondes ?
Sébastien Wagner








L'édito de juin 2012

26 juin 2012

" Écrire c'est se souvenir, mais lire c'est aussi se souvenir " écrit François Mauriac, dans ses Mémoires Intérieurs en 1959. Alors lisons pour nous souvenir : de notre propre passé, mais aussi de nos ancêtres, de notre terre lorraine si meurtrie dans sa chair et de sa double identité de terre d'entre deux. Qu'il est doux de savoir d'où l'on vient pour affronter l'avenir incertain.
La crise que nous subissons n'est-elle pas d'abord une crise civilisationnelle ? L'absence d'idéaux et de valeurs non négociables ont marqué la campagne électorale qui s'est achevée par une défaite de la démocratie : moins d'un électeur sur deux a refusé de choisir ceux qui font et défont la France, ou du moins ses lois. La notion de Bien Commun a encore une fois été négligée. Pourtant, elle est fondamentale dans les états d'Occident. L'un de ses (derniers) tenants, notre compatriote Robert Schuman, s'en est nourri au point d'en être un apôtre.
Élever le débat, être au service de la communauté, c'est tout le sens des deux dernières productions des éditions des Paraiges. Quand Temps de Parole de Frédéric Niedzielski décrypte pour nous les grands enjeux de notre époque, l'imposant florilège de Bernard Ferreira, Un regard mosellan sur le monde, nous permet de nous souvenir de ce dernier tiers de siècle grâce à des dessins intemporels à découvrir au salon de Boulay le 24 juin !
Bon été à tous !
Sébastien Wagner









L'édito de mai 2012

1er mai 2012

En mai, fais ce qu'il te plaît ! eh bien soit, je me permets de prendre au mot ce célèbre dicton. Il me plaît de me féliciter de la première participer des éditions des Paraiges à l'Été du Livre il y a quelques jours.
Notre présence - celle de tous les auteurs de la maison ! - a permis à de nombreux visiteurs de découvrir un éditeur messin " courageux et militant " (dixit La semaine), accueilli chaleureusement sur le stand de la FNAC.
" Jouer à domicile " se traduit inévitablement par des rencontres riches et fortes entre des auteurs et un public. Quelle fierté de voir des lecteurs de Mort suspecte d'un Franc-Maçon se précipiter vers Alain Thon afin de lui faire dédicacer la suite, De la Blanche pour les Rouges ! Quelle joie aussi de constater que les huit auteurs présents n'ont pas fait de la figuration mais ont bien été occupés durant ces trois jours épuisants comme vous pourrez le découvrir dans la galerie photos dédiée !
Rendez-vous est pris pour l'année prochaine ! En attendant, cap sur Boulay en juin et Nancy en septembre !
Sébastien Wagner








L'édito d'avril 2012

17 avril 2012

Jeune maison d'édition messine, les éditions des Paraiges vont participer pour la première fois à l'Été du Livre (sic) les 27, 28 et 29 avril prochain sur la place de la République messine. Quelle joie pour un éditeur d'être reconnu (prophète ?) en son pays !
Vous pourrez retrouver tous les auteurs publiés par notre maison depuis sa création et trois nouveautés toutes trois en souscription : le retour des aventures du commissaire Théo Filippi, avec le deuxième opus, De la Blanches pour les Rouges, d'Alain Thon, suite de Mort suspecte d'un Franc-Maçon, réédité à cette occasion ; Temps de Parole, de Frédéric Niedzielski, livre qui décrypte les grands enjeux internationaux et appelé à devenir un ouvrage de référence ; enfin, Un regard mosellan sur le monde, florilège de l'œuvre de Bernard Ferreira, l'ancien dessinateur du Républicain Lorrain, un regard aiguisé qui n'a rien perdu de son actualité.
Alors, à bientôt sur le stand de la librairie Géronimo place de la République !
Sébastien Wagner








L'édito de mars 2012

24 mars 2012

Jadis premier mois de l'année, Mars est le mois du retour des beaux jours, de l'amorce du printemps et des montées de sève. La vie reprend ses droits.
Le professeur Hervé Coutau-Bégarie (1956-2012), mon maître et mon ami, a connu lui aussi une naissance, au ciel celle-là. Esprit libre et curieux de tout, érudit brillant au savoir encyclopédique et à l'humour dévastateur, directeur d'études à l'École pratique des Hautes Études et professeur à l'École de Guerre, il suivait de près l'aventure éditoriale des Paraiges, envisageant de nous confier son dernier ouvrage consacré aux écrits et à la pensée d'un certain Joseph Ratzinger, l'actuel Benoît XVI. Amoureux des livres et directeur de collections chez un éditeur parisien, il a influencé indirectement par sa rigueur et son anticonformisme la création des éditions des Paraiges. Ma dette à son égard est immense.
Mais le mois de mars correspond aussi au retour des aventures du commissaire Théo Filippi, dont le deuxième opus De la Blanche pour les Rouges sera disponible à la fin du mois quand le premier, Mort suspecte d'un Franc-Maçon - épuisé -, sera réédité à cette occasion. Alain Thon nous entraîne cette fois dans les méandres des financements occultes de certains syndicats français.
Toute ressemblance…
Sébastien Wagner








L'édito de février 2012

12 février 2012

La rigueur hivernale de ce mois de février est un bon rappel des forces de la nature, que l'homme cherche - en vain - à asservir depuis plusieurs décennies. Malgré une technologie omniprésente (et bientôt omnisciente) prédite par Bernanos en son temps, l'homme est régulièrement ramené à sa juste condition de mammifère évolué et par conséquent fragilisé de par son éloignement de son état naturel. Froidure, canicule, ouragan, tempête et autres manifestations climatiques semblent une injure à la toute puissance du XXIe siècle.
Ce retour au rythme des temps et des heures sera le cadre de l'ouvrage de Gérard Sins, Glanes et Moissons, à paraître début avril, juste après l'essai attendu de Frédéric G. Niedzielski, Temps de Parole, qui porte un regard différent et exigeant sur les premières années de notre siècle, de la France à l'Orient, et de l'Europe au reste du monde. Cet ouvrage nous rappelle qu'il y a une dimension morale dans l'écriture.
L'hiver nous ramène aussi au temps de l'enfance et de l'innocence, développé dans L'Ange de Chazelles. Anne-Marie Célestine Michel. Bienfaitrice messine, l'œuvre de Claudine Kester-Elghozi et de Gérard Kester son époux, qui nous invite à découvrir une âme méconnue, qui vécut une période mouvementée de l'histoire de la Lorraine : l'Annexion, 1914-1918 et 1939-1945.
Que cet ouvrage réchauffe votre hiver !
Sébastien Wagner







L'édito de janvier 2012

2 janvier 2012

L'an neuf est la période propice aux vœux. Outre le bonheur et la santé, que vous souhaiter sinon que de vous sentir bien à l'endroit où vous vivez, un bon livre à la main ?
Même si nos aînés ne donnaient pas la même résonnance qu'aujourd'hui au " jour de l'an ", ils tournaient résolument le dos à l'année écoulée qui n'a pas toujours été source de bonheur en commençant la nouvelle sous des auspices favorables.
Pour conserver leur vertu propitiatoire, les vœux devaient émaner de cœurs purs, ceux demeurés les moins éloignés de l'innocence première : les enfants et les pauvres. Réminiscence des paroles du Christ annonçant le royaume du Ciel aux petits enfants et aux pauvres !
Au temps de la République messine, l'année débutait le 23 mars par l'élection annuelle du maître-échevin. Depuis l'annexion par la France en 1552, l'année commence au 1er janvier. En cette année 2012, la cité messine a accueilli le successeur d'Henri II, plaçant ainsi les éditions des Paraiges sous les feux de l'actualité. En effet, le maire de Metz, Dominique Gros, a remis au président de la République, Nicolas Sarkozy, l'ouvrage de Pierre Brasme sur les visites de chefs d'État français à Metz, Quand Metz reçoit la France.
Cet an neuf est placé sous le signe de la confirmation, avec pas moins de douze titres programmés à notre catalogue.
Bonne année à tous !
Sébastien Wagner






L'édito de décembre 2011

18 décembre 2011

Les premiers frimas de l'hiver accompagnent ce beau temps de l'Avent, ce prélude aux fêtes de la Nativité. Bien que les cadeaux en Lorraine soient apportés par saint Nicolas, accompagné du père Fouettard (ce dernier apparu à Metz en 1552), Noël reste un temps de convivialité privilégié en famille, au cours duquel le livre reste un présent de choix.
Pour cette année, les éditions des Paraiges vous proposent pas moins de six ouvrages, publiés dans les trois thèmes de notre maison : Histoire, Littérature et Patrimoine.
L'histoire locale est à l'honneur. Outre l'Histoire du royaume mérovingien d'Austrasie d'Alexandre Huguenin publié pour marquer le XVe centenaire de ce royaume dont Metz fut la capitale, deux ouvrages sont disponibles depuis quelques jours : le livre de référence tant attendu (et d'actualité !) sur les visites de chefs d'État français à Metz, Quand Metz reçoit la France, de Pierre Brasme, qui nous offre l'ouvrage qui fera date dans l'historiographie messine, tout comme la biographie de Gaëtan Avanzato consacré à Raymond Mondon. Le donjon de Metz, véritable homme d'État au destin brisé à seulement 56 ans.
Le patrimoine n'est pas laissé de côté grâce au beau livre de Jean-Paul Philips De cloches en cloches. Du Pays messin à Thionville et à la Nied.
La littérature est servie quant à elle par le polar Mort suspecte d'un franc-maçon d'Alain Thon et le roman historique Metz, 1552 d'Anthony Dumontet.
Joyeuses fêtes à tous !
Sébastien Wagner





L'édito de novembre 2011

1er novembre 2011


L'automne est la saison des premiers frimas et des jours toujours plus courts. La nature commence à se mettre en sommeil. Ce qui n'est pas le cas des éditions des Paraiges, avec pas moins de trois sorties prévues en novembre, mois traditionnellement marqué par le salon du livre d'histoire de Woippy, à l'organisation exemplaire, chaleureuse et conviviale (19 et 20 novembre). À noter, la veille, l'organisation du colloque " La Révolution à Metz et en Pays messin ", organisé à l'hôtel de ville de Woippy par les associations d'histoire du Pays messin, dont les actes seront publiés aux éditions des Paraiges.
Outre le beau livre De cloches en cloches. Du Pays messin à Thionville et à la Nied de Jean-Paul Philips, deux autres titres sont attendus.
Le premier est l'œuvre de l'historien mosellan que l'on ne présente plus, Pierre Brasme, qui nous offre un livre de référence sur les visites de chefs d'État français à Metz, Quand Metz reçoit la France, ouvrage qui fera date dans l'historiographie messine. Un livre d'histoire messine qui, au-delà du simple récit des visites, tente de les situer et de les expliquer dans un contexte parfois complexe, mais avec le souci constant d'offrir au lecteur une connaissance nouvelle et originale de l'histoire de Metz.
Le second est l'œuvre d'un jeune méconnu, Anthony Dumontet, qui publie ici le premier opus d'une longue série. Metz, 1552 est un roman historique se déroulant au cours du fameux siège de Charles Quint en 1552, " le plus beau qui fut jamais " selon le bon mot de Brantôme. Un récit vivant et attachant sur fond de lutte entre Impériaux et Français et de crépuscule de l'indépendance de la cité de Metz.
Rendez-vous donc à Woippy à la rencontre de nos auteurs !
A bientôt,
Sébastien Wagner



L'édito de septembre 2011

1er septembre 2011

Septembre est le mois de la rentrée. Rentrée scolaire évidemment, mais aussi rentrée littéraire. Cette rentrée-là ne consiste pas pour les auteurs à affuter leur plume ou astiquer leur écran d'ordinateur, ni même à se remettre à coucher sur le papier (de plus en plus virtuel) le fruit de leurs pensées et réflexions.
  Décrétée par les maisons parisiennes, cet événement- tout est événement dans une société où tout se doit d'être festif comme l'a démontré quinze ans durant le regretté Philippe Muray - invite (ou impose) aux lecteurs de choisir parmi plus de 800 romans parus en quelques mois, ce qui relève bien sûr de la gageure !
  Dans ces conditions, comment permettre aux romans publiés en province de se faire une place au soleil de l'été indien ? Le succès du polar Mort suspecte d'un franc-maçon d'Alain Thon me conforte dans l'idée qu'assurer son Salut hors de Paris est possible.
  Ma joie est toutefois tempérée devant l'actualité mortuaire dans le monde de l'édition. Trois piliers sont décédés à quelques jours d'intervalle : l'immense Michel Mohrt, éditeur et romancier du " monde d'avant ", auteur inoubliable de la Prison maritime, des Moyens du Bord et du Tombeau de la Rouërie ; deux maisons d'édition ont perdu leur fondateur : Vladimir Dimitrijevic, directeur-fondateur de L'Âge d'Homme en 1966, qui permit à la littérature de " l'est " une ouverture en Occident, homme libre s'il en est ; Michel de Paepe, créateur des Éditions Place Stanislas, qui a offert à la Lorraine (et à l'Alsace !) des beaux et bons livres.
  Le glas qui marque leur dernier voyage me ramène aux cloches du Pays messin, l'ouvrage tant attendu de Jean-Paul Philips, qui sera disponible dans les prochaines semaines, et pour lequel je vous invite à profiter encore de la souscription très intéressante (35 € au lieu de 42 €).
Bonne fin d'été à tous,
Sébastien Wagner

Edito d'ouverture

1er Juin 2011

Bonjour à tous !
À une époque où le papier semble condamné au profit du tout numérique, fonder une maison d'édition, qui plus est en 'province', semble saugrenu. C'est pourtant le pari des Éditions des Paraiges, crées à Metz il y a trois mois.
À travers trois orientations (Histoire, Littérature, Patrimoine), nous voulons par l'écrit enrichir et diffuser la connaissance et l'amour de Metz et de l'espace lorrain, notre 'petite patrie', notre Heimat, ce joli mot allemand désignant cette terre où l'on nait et/où l'on grandit.
Les trois premiers titres des Éditions des Paraiges expriment cette philosophie.
L'Histoire du royaume mérovingien d'Austrasie d'Alexandre Huguenin nous permet de partir aux sources de la Grande Région, de ce premier espace transculturel et transnational européen. Cet illustre passé est encore vivace, en témoigne l'appellation du palais royal, la Cour d'Or, chantée par Venance Fortunat, et qui désigne aujourd'hui les musées de Metz.
Dans un autre registre, le polar d'Alain Thon, Mort suspecte d'un franc-maçon, est un prétexte pour découvrir le monde opaque de l'argent et de ses ramifications, entre mafia, Église et réseaux maçons. Ce premier opus des aventures du commissaire Philippi nous entraîne de Paris à Rome en passant Metz, Luxembourg et le Sénégal.
Enfin, à paraître dans quelques jours, De cloches en cloches. Du Pays messin à Thionville et à la Nied, le nouveau livre de Jean-Paul Philips nous propose de partir à la découverte de ces méconnues qui rythment nos jours, de vie à trépas.
Ces premiers ouvrages symbolisent la diversité et la richesse de notre maison.
Pour paraphraser Jules Renard, quand je pense à tous les livres qu'il me reste à publier, j'ai la certitude d'être encore heureux.
Bonne lecture et à bientôt,
Sébastien Wagner

Pêle Mêle : 


!!  Rubrique en construction...  !!


Copyright © 2011. Tous droits réservés.  EdP 4, rue Amable Tastu 57000 METZ